Mauvais esprit

Affiche Mauvais esprit
Réalisé par Patrick Alessandrin
Pays de production France
Année 2002
Durée
Musique Ange Ghinozzi
Genre Comédie
Distributeur Pathé Distribution
Acteurs François Levantal, Thierry Lhermitte, Leonor Watling, Ophélie Winter, Maria Pacôme
Age légal 12 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 469
Bande annonce

Critique

"Voilà un ""mauvais esprit"" qui ne donne pas un bon film. Comédie se voulant grinçante sur le thème de la malchance - mais vite relayé par une histoire de bambin revanchard -, MAUVAIS ESPRIT ne dépasse pas le niveau d'un divertissement très bavard.

C'est vrai que Simon Variot n'a pas de chance. Ses études d'architecture terminées, il n'a pas trouvé de travail. Il découvre même un jour, sur un panneau de chantier, que l'entreprise Porel lui a piqué sans scrupules un projet de construction signé de sa main. Pour les besoins d'un scénario qui se soucie de vraisemblance comme de colin-tampon, Simon finira dans la peau d'un bébé bien décidé à exercer une vengeance féroce à l'égard de son (nouveau) père... qui se révèle précisément être le PDG responsable de ladite entreprise Porel. Le reste est à découvrir.

Mais l'ennui, c'est que ce reste est vraiment fastidieux. L'idée - en soi originale - de présenter le point de vue commenté (en voix off) d'un bébé qui observe son entourage n'est que prétexte à des scènes confuses où le bavardage, les bons (?) mots, les plaisanteries (d'un goût parfois douteux) tentent de masquer la platitude des situations. On ne peut pas faire rire très longtemps avec des histoires de couches-culottes ou de vomi. On en prendrait peut-être son parti si le film avait du rythme, un fil conducteur ou quelque chose de décapant. Mais le peu de sympathie que l'on ressent à l'égard des adultes (deux couples décevants, sans compter la sottise de leurs parents et amis) ou à l'égard de l'enfant (qui ne développe que des idées vindicatives et autodestructrices) n'arrange rien. On quittera ce petit monde sans regret.

Une mention spéciale pourtant à l'adresse de la joyeuse cohorte de nourrissons et de bébés qui ont prêté main forte à ce film. Il a fallu, dit-on, ouvrir une nursery sur le plateau, avec personnel qualifié, pour accueillir chaque jour les 10 à 12 bambins (entre 0 et 9 mois) chargés de doubler Jorge, la vedette principale. Mais malgré toute cette logistique, le film ne marche pas. Sinon à quatre pattes."

Antoine Rochat