Masque de l'araignée (Le)

Affiche Masque de l'araignée (Le)
Réalisé par Lee Tamahori
Pays de production U.S.A.
Année 2000
Durée
Musique Jerry Goldsmith
Genre Thriller
Distributeur United International Pictures (UIP)
Acteurs Morgan Freeman, Mika Boorem, Kim Hawthorne, Billy Burke, Monica Potter
N° cinéfeuilles 414
Bande annonce

Critique

On connaît l’acteur Morgan Freeman: un talent indéniable, un jeu qui s’appuie sur une grande économie de moyens et une faculté subtile d’utiliser les regards et les silences. Toutes qualités essentielles dans un thriller. Il y a toujours chez Freeman une présence assez exceptionnelle à l’écran et une très grande élégance aussi dans chacun de ses personnages, qu’il soit président des Etats-Unis, responsable d’une enquête policière ou simple chauffeur (DRIVING MISS DAISY, 1989). Dans LE MASQUE DE L’ARAIGNEE (tiré d’un roman à suspense de James Patterson), l’acteur noir reprend un rôle qui lui colle à la peau (on se rappelle SEVEN), celui d’un inspecteur-vedette de la police de Washington, Alex Cross (LE COLLECTIONNEUR, l997), spécialiste du «profilage» des criminels dangereux.

Les qualités du film sont celles de l’acteur, et c’est un peu tout. On n’ignore plus les raisons financières qui poussent les producteurs d’Hollywood à se spécialiser dans des histoires de psychopathes ou de serial-killers. Il y a là un filon à exploiter et sans doute ce genre de film a-t-il encore de beaux jours devant lui. Mais on peine à s’intéresser vraiment à l’histoire de cet inspecteur fatigué qui est contraint de reprendre du service lorsque Gary Soneji (Michael Wincott), kidnappeur de la petite fille d’un sénateur, lui laisse une trace de son rapt dans sa boîte aux lettres. Alex Cross se lance à sa poursuite, avec l’aide de Jezzi (Monica Potter), qui était responsable de la sécurité de la fillette, et il va découvrir que Soneji, virtuellement insoupçonnable, a longuement et patiemment tissé sa toile d’araignée. Tout comme Jezzi d’ailleurs qui avait tissé la sienne par-dessus l’autre…

Même si le scénario est bien ficelé, LE MASQUE DE L’ARAIGNEE n’ajoute rien au genre et ce thriller à rebondissements laisse une impression de déjà-vu.

Antoine Rochat