Coup de foudre à Manhattan

Affiche Coup de foudre à Manhattan
Réalisé par Wayne Wang
Pays de production U.S.A.
Année 2002
Durée
Musique Alan Silvestri
Genre Romance, Comédie
Distributeur Columbia TriStar Films
Acteurs Jennifer Lopez, Natasha Richardson, Ralph Fiennes, Tyler Garcia Posey, Marissa Matrone
N° cinéfeuilles 455
Bande annonce

Critique

Le cinéaste (originaire de Hong Kong) Wayne Wang semble partager sa carrière professionnelle américaine entre une activité au sein des grands studios (LE CLUB DE LA CHANCE, CHINESE BOX) et une production plus indépendante (SMOKE, BROOKLYN BOOGIE, deux films sur des scénarios de Paul Auster). Le dernier opus du cinéaste chinois appartient sans conteste possible (hélas) à la première catégorie.

Film on ne peut plus commercial, COUP DE FOUDRE A MANHATTAN se réfère aux schémas ultra conventionnels de la comédie romantique où Cendrillon finit par épouser le prince charmant. Ici c'est Marisa (Jennifer Lopez), d'origine portoricaine, qui travaille comme femme de chambre dans un luxueux hôtel de Manhattan et qui élève toute seule son garçon dans un petit appartement du Bronx. Suite à une série de quiproquos qui se voudraient subtils et à quelques scènes comiques - plutôt rares et qui ont la légèreté du pachyderme - Marisa rencontrera un candidat au sénat à la recherche d'un succès électoral, Christopher Marshall (Ralph Fiennes), lequel tombera sous le charme de la (belle) servante, et patati et patata.

L'idée d'une romance entre deux personnages d'origines différentes fait bien ringard. Si au moins tout cela s'inscrivait dans une réalité crédible capable de donner un certain poids au film. Mais non: le message social relatif aux minorités ethniques est bien falot, toutes les scènes sont d'une platitude désolante et il faut se pincer pour y croire. Prétexte à donner à Madame Lopez l'occasion d'enfiler toute une garde-robe chic très mode, COUP DE FOUDRE A MANHATTAN est fait d'une pâte romantique collante. A se demander pourquoi Ralph Fiennes - en play-boy sans relief - est venu s'y prendre les pieds. Seuls se tirent d'affaire quelques personnages secondaires comme Stanley Tucci, dans un rôle en porte-à-faux de conseiller politique maladroit, et Bob Hoskins, étonnant majordome sensible et effacé, à l'écoute des autres. Enfin quelqu'un de discret et d'humain.

Pour le reste, voyez au rayon des romances molles et des effets garantis. Un bien beau couple, ma foi, et une bien belle histoire d'amour. Allons, on se réjouit de retrouver Wayne Wang à l'occasion d'une réflexion plus personnelle.

Antoine Rochat