Retour de la momie (Le)

Affiche Retour de la momie (Le)
Réalisé par Stephen Sommers
Pays de production U.S.A.
Année 2001
Durée
Musique Alan Silvestri
Genre Aventure, Fantastique
Distributeur Universal Pictures
Acteurs Brendan Fraser, Rachel Weisz, Freddie Boath, John Hannah, Dwayne Johnson
Bande annonce

Critique

Damné par son maître il y 6000 ans, le Roi Scorpion attend dans les limbes de relever les armées du dieu Anubis pour dévaster la Terre. Son bracelet, clé de son retour, est retrouvé par Rick et Evelyn O’Connell, dix ans après qu’ils ont affronté la momie du grand prêtre Imhotep. Alors qu’accompagnés de leur fils de huit ans, Alex, ils retrouvent leur maison de Londres, Rick et Evelyn ignorent que la descendante de l’amante d’Imhotep, Meela, et les membres d’une secte mystérieuse ont retrouvé le corps du grand prêtre.

A partir du cocktail humour-action-effets spéciaux ayant fait le succès du premier épisode et celui des serials hollywoodiens, l’équipe de LA MOMIE abandonne toute vraisemblance pour mieux recréer un univers «inspiré de», aux décors exotico-kitsch délirants et aux monstres tout droits sortis d’un comics américain. Il s’agit avant tout de faire du grand spectacle pour la famille, tant pis pour elle si elle a bon goût et connaît l’histoire. Les détails importent peu (certains décors en images de synthèse sont très approximatifs), seuls comptent le rythme, l’action, les effets visuels. Le résultat technique est là: le rythme est frénétique, l’action permanente, les effets visuels omniprésents. Contrepartie de l’affaire: les personnages sont inexistants et l’intrigue peu crédible.

Trop, c’est trop? Peut-être. Il n’empêche: fort d’un premier succès, Stephen Sommers, scénariste-réalisateur du RETOUR DE LA MOMIE ne se refuse rien. Son film réserve quelques scènes étonnantes et ébouriffantes, à défaut d’être réellement subjuguantes et/ou terrifiantes. Et si, faute d’un véritable talent, LE RETOUR DE LA MOMIE fait penser à un épisode d’Allan Quater­main plutôt que d’Indiana Jones, il devrait sans trop de mal satisfaire le quidam en mal d’effets pyrotechniques et numériques.

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