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critiques de films depuis 1999

Réactions au cycle

SERAPHINE de Martin Provost

Film fantastique, émouvant, joué par une comédienne, Yolande Moreau, qui a habité le rôle comme si c'était elle Séraphine. De plus, chaque image est à elle seule un tableau, comme l'a dit très justement Anne-B. Schwab en présentant le film. ML

 

WADJDA de Haifa Al-Mansour

Je suis émerveillé par l'audace de la réalisatrice. J'espère que son courage en donnera à d'autres femmes tyrannisées. Merci de nous avoir proposé ce film. JPR

 

ELENA de Andrey Zviaguintsev

Film beau mais dur, triste et dur. J'ai attendu en vain une lueur d'espoir, une marque d'affection dans cette famille. Pauvres enfants ! Pas compris pourquoi la musique enfle et faiblit tour à tour, chaque fois qu'Elena va vers son fils (et à d'autres occasions aussi). HCC

TRUE GRIT de Joël et Ethan Coen

Merci pour la clé de lecture "Alice au Pays des merveilles". ML

 

FROST / NIXON de Ron Howard

Regards d'un cinéphile "peu éduqué. Non-jeu très typé des séries américaines (saud Nixon, pkus convaincant); longuet, un peut téléphoné. JD

 

FAUSTA -LA TETE ASUSTATA de Claudia Llosa

 

 QUATRE MINUTES de Chris Kraus

Voila sans aucune prétention les impressions que je souhaitais partager à propos de ce film. Je me suis retrouvée le corps serré dans une camisole imaginaire jusqu'à ressentir la pression sur mes propres côtes. Ma posture a été quasi figée durant touta la projection, prise dans la toile tissée entre les deux personnages principaux jusqu'à la toute fin sur la révérence où un relâchement jubilatoire mêlé de larmes c'est emparé de moi. Comment respirer lorsque l'on a le souffle coupé, saisir l'espace situé avant le basculement vers la syncope. C'est là autour de ce moment extensible, (il peut durer une vie) que sont ciselées la force et la beauté de cette pièce. Je ne parle plus de film, cette pièce EST la musique, les images s'y imbriquent avec leurs rythmes, leurs temps forts ou faibles, leurs contretemps, leurs harmonies, leurs silences. Sans la musique, les héroines auraient-elles succombé? Certes on y voit la violence, la tragédie mais avec l'incessant fil rouge de l'art, dans ce cas, la musique. L'auteur traque les imperceptibles failles de ce! s personnages, il sait exactement où glisser son ciseau de graveur pour nous livrer ce bijou. Oui il y a des résurgences sentimentales, l'art et l'amour finissent toujours par triompher. Intra-muros ou extra-muros existe une autre forme de prison, celle que l'humain est capable de s'infliger pour échapper à la douleur, aux peurs. Oui ce film est brutal, tout comme le monde actuel, mais il est porteur d'espoir. VT

Les magnifiques séquences pianistiques, et notamment celle, magistrale, de la fin, offrent, heureusement, le minimum d'oxygène pour supporter la trame de violence en profondeur. Ce qui n'entame pas les nombreuses qualités du film: scénario, mise en scène, flash-back, images, de brillants interprètes. Je m'interroge sur les raisons pour lesquelles ce film n'a pas reçu de prix. B

 

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